Créer des liens et partager des solutions : Madhy Petronique POBA SUKI, boursière de la programme WICA, se penche sur la Conférence 4égionale de la Jeunesse

En 2021, l’USFS a lancé « Women’s Initiative for Climate Action », ou « WICA », un programme de formation conçu pour soutenir les professionnels en début de carrière qui cherchent à travailler dans le secteur du climat. L’objectif du programme est d’impliquer davantage de femmes d’Afrique Centrale dans tous les aspects du travail sur le climat, de l’estimation des émissions aux négociations climatiques.

Madhy Petronique POBA SUKI est une boursière WICA du Gabon qui effectue actuellement un stage au Conseil National du Climat après avoir obtenu un diplôme en Gestion des Gaz à Effet de Serre pendant sa bourse WICA. Économiste de formation, Madhy est maintenant un expert en gestion, mesure et déclaration et vérification des gaz à effet de serre dans l’agriculture, la foresterie et d’autres secteurs d’utilisation des terres et de l’énergie.

En octobre 2022, Madhy a été sélectionnée pour participer à la Conférence Régionale des Jeunes (RCOY) à Pretoria, en Afrique du Sud. Cette conférence visait à renforcer les capacités de la jeunesse Africaine en termes de plaidoyer et de dialogue politique pour une meilleure participation de la jeunesse Africaine aux négociations internationales sur le climat, notamment la Conférence des Jeunes (COY 17) et la Conférence des Parties sur le Climat (CoP27). Elle a rassemblé 30 jeunes, dont 17 femmes, venus de dix pays Africains – Gabon, Afrique du Sud, Namibie, Zambie, Zimbabwe, Mozambique, Lesotho, Cameroun, Ouganda et Gambie.

À son retour au Gabon, Mme Madhy a partagé ses expériences et ses impressions avec l’USFS.

En discussion lors d'une session de travail sur la gouvernance de la politique climatique en Afrique avec Deon Shekuza de Namibie et Emmanuel de Gambie.

J’ai souhaité prendre part à cette conférence afin d’approfondir mes connaissances en négociations et plaidoyer ; rencontrer des jeunes du continent, partager mon expérience tout en apprenant des autres ; unifier ma voix à celle des jeunes leaders africains et enfin contribuer au plan d’actions de la jeunesse pour le climat.

Durant la RCOY, je souhaitais être éclairée sur les actions, les projets qui peuvent être menées au niveau local, sous régional et international pour la lutte efficace contre le changement climatique. J’espérais également qu’une plateforme multidisciplinaire de jeunes africains soit mise en place à l’issue de la conférence en vue de maintenir le partage d’expériences entre les jeunes africains.

J’ai été ravie de rencontrer des jeunes – acteurs institutionnels aux domaines d’actions et expertises variés -activistes, négociateurs, spécialistes en inventaire de gaz à effet de serre (GES), communicateurs, journalistes – ainsi que des responsables de structures qui mettent en œuvre des projets climatiques (PNUD, Climate Innovation Centre).

A travers des réflexions sur les défis liés à l’implication des jeunes dans les processus nationaux dans le domaine climatique, j’ai pu apprendre comment la jeunesse dans certains pays s’est mobilisée pour participer effectivement à la mise en œuvre de l’agenda climatique national.

Photo avec Elisabeth Gulugulu du Zimbabwe (Point Focal Mondial de YOUNGO) et Simpilo de Zambie. Je les ai rencontrés tous les deux lors d'une école d'été sur la justice climatique à Nairobi, organisée par l'Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA).

« Pendant les séances de travail en groupe ; j’ai pu partager les défis auxquels le Gabon fait face dans l’accès à l’énergie et la gouvernance des politiques climatiques, comment les résoudre et proposer des solutions. »

Cet évènement a été très bénéfique pour moi car il m’a permis de rencontrer des jeunes africains engagés dans l’action climatique. Il m’a fait réaliser l’importance de la mise en place d’une plateforme de jeunes africains sur le partage des défis, connaissances, expériences vécues et solutions face à la crise climatique.

Durant trois (3) jours, j’ai appris que nous jeunes africains avons besoin :

  • D’être suffisamment préparés pour les discussions de négociations climatiques afin d’y contribuer significativement ;
  • Des actions audacieuses et décisives ;
  • Garantir la mise en œuvre de nos objectifs d’adaptation et d’atténuation.

Pendant les séances de travail en groupe ; j’ai pu partager les défis auxquels le Gabon fait face dans l’accès à l’énergie et la gouvernance des politiques climatiques, comment les résoudre et proposer des solutions. Les solutions proposées ont été la transition vers les énergies renouvelables accessibles à tous et à moindre coût surtout en milieu rural ; l’investissement dans des infrastructures favorables aux énergies propres. La prise en compte des jeunes dans les politiques climatiques notamment dans les Contributions Déterminées au Niveau National (CDNs) ; le gouvernement devrait offrir des partenariats gagnant-gagnant aux jeunes dans des projets climatiques (ces documents seront présentés à la COY).

La RCOY m’a fait réaliser l’importance de soutenir et financer les jeunes pour leur participation à ce type d’évènements régional qui permet de renforcer leur implication dans la lutte contre le changement climatique. Je remercie le Service Forestier des Etats-Unis pour la mise en œuvre du programme WICA qui soutient la participation des jeunes en particulier des femmes, dans les processus nationaux en matière de lutte contre le changement climatique dans le bassin du Congo.

Réalisation d'une activité artistique de sensibilisation dans une école primaire sur le thème « parler une langue Africaine commune ».
Séance de travail sur les défis et les solutions en matière d'accès à l'énergie en Afrique avec Damalie Tebajjukira de l'Ouganda et Ashlin Naidoo de l'Afrique du Sud.

Merci beaucoup à Madhy d’avoir partagé son expérience. Pour en savoir plus sur la WICA et rencontrer nos autres boursiers, cliquez ici.

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